« Regina coeli », Easter Hymn, de Mascagni

On considère généralement cet opéra comme le premier témoignage officiel du vérisme musical. Le livret s’inspire d’une nouvelle brève et intense du romancier sicilien Giovanni Verga, chef de file du mouvement littéraire italien appelé le vérisme. Elève de Ponchielli, le jeune Mascagni n’était qu’un obscur professeur de musique quand son opéra, représenté à Rome avec un immense succès, le rendit célèbre dans le monde entier. Verdi lui-même aurait dit après l’avoir entendu : « je puis mourir tranquille ». Cavalleria Rusticana qu’on pourrait traduire par Chevalerie paysanne se caractérise par la simplicité extrême de son intrigue où s’affrontent les excès de la jalousie et l’exaltation du sentiment de l’honneur. Mascagni a su restituer toute sa force à un fait divers sanglant. La musique simple et énergique suscite efficacement l’émotion.

Résumé:

C’est le matin de Pâques dans un village sicilien. Une jeune fille triste et inquiète, Santuzza, est à la recherche de son amant Turridu qui l’a trahie pour renouer avec Lola son ancienne fiancée, qu’il a retrouvée mariée au riche Alfio à son retour de l’armée. Santuzza essaie vainement de reconquérir son amant. Folle de jalousie, elle dénonce Lola et Turridu à Alfio, le mari trompé. Dès lors, le destin de Turridu est scellé. Alfio le provoque en duel. Après avoir fait ses adieux à sa mère, Turridu se rend au rendez-vous fatal.
Santuzza folle d’angoisse le regarde partir et se jette dans les bras de Mamma Lucia. Un terrible hurlement déchire le silence : « on a tué compère Turridu ! » Mamma Lucia et Santuzza s’effondrent dévastées par la douleur.